la couleur des jours
Dernières MAJ : Actus, 7 juin - Cinéma, 1er juin - Musique, 7 mai 2026
La Volksmusik...
... ou Schlager, est un genre musical qu'il m'arrive souvent d'apprécier. Elle est aux contrées germaniques (Allemagne, Autriche, Suisse-alémanique et Sud-Tyrol italien) ce que la Country Music est aux pays anglo-saxons, principalement les États-Unis. J'ai découvert celle-ci en 1981, et je l'aime beaucoup aujourd'hui encore. La Country est née au début du 20ème siècle dans le Sud-est américain, et elle a subi diverses influences, importées par les colons. L'Allemagne, la Suisse et l'Autriche, pays du yodel, en ont fourni une masse assez importante, raison pour laquelle, je pense, j'apprécie les deux genres. Dans la Schlager, j'aime surtout Andrea Berg, Monika Martin, Sigrid & Marina et Helene Fischer.
La vidéo présentée ici reprend une chanson d'origine allemande très connue. Cette version-ci est pour moi la plus belle jamais entendue. Et comme, de plus, elle évoque une jeunesse (pour moi disparue depuis longtemps) qui me ravit par le biais de mes deux petites-filles adorées, c'est un petit hommage que je leur rends avec grande émotion...
7 mai 2026 __________________________________________________

Jean-Marie Vivier (suite)
Une autre chanson de Jean-Marie Vivier, dont il est l'auteur et le compositeur. Texte magnifique, dans lequel le manque de l'autre et la douleur que représente la solitude transparaissent dans chaque mot, chaque phrase, sur une musique parfaitement adaptée. Décidément, je ne comprendrai jamais pourquoi cet artiste n'a pas eu la carrière qu'il méritait...
20 avril 2026 ________________________________________________
Qui connaît Jean-Marie Vivier ?
Très peu de jeunes sans doute (pour ne pas dire aucun). Pour les vieux comme moi il en est peut-être quelques un(e)s. Ce Normand pure souche chante depuis plus d'un demi-siècle. De sa voix puissante (on est bien loin de Christophe Willem), il interpète des textes toujours de grande qualité, qu'ils soient de lui, de Jehan Jonas, ou encore de Georges Dor. C'est ce dernier qui est l'auteur de "La Manic", cette magnifique chanson, très célèbre au Québec et qui figurait également au répertoire de Leonard Cohen.
Dans Granville, non loin du Mont-Saint-Michel, Jean-Marie Vivier (84 ans cette année) côtoie les goélands marins, le Marité, antique trois-mâts ancré dans le port de la ville, ou au large des côtes du Cotentin, les jours de sortie. Se demande-t-il parfois pourquoi le succès n'a pas été vraiment au rendez-vous dans une carrière qui aurait mérité 1'000 fois de lui accorder cet honneur. Cela fait presque 50 ans (1978), que je l'ai découvert et, depuis, je n'ai jamais cessé de l'admirer...
16 avril 2026 ________________________________________________
Danyel Gérard
Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, Johnny Hallyday ne fut pas le premier rocker français. Danyel Gérard l'a précédé de deux années. Né à Paris le 7 mars 1939, cet auteur compositeur interprète d'origine arménienne est, avec Claude Piron (dit Danny Boy), le précurseur du rock français. En 1958 il chante "D'où reviens-tu Billie Boy ?", adaptation d'un succès américain. A l'émergence du courant yéyé, cinq ans plus tard, il en devient une figure de proue. Parallèlement à cela, il écrit et compose pour d'autres "collègues", comme Richard Anthony, Dalida, Hervé Vilard, Marie Laforêt, Eddy Mitchell, Sylvie Vartan, Hugues Aufray, ou encore Françoise Hardy.
Après avoir été engagé (et décoré) dans la Guerre d'Algérie, son retour en France est assez difficile. Les vaches maigres vont durer jusqu'à la fin des années 60. Il prend alors un nouvel essor, et les 33 tours enregistrés connaissent alors un franc succès. En 1971, le single "Butterfly" sera classé dans les charts de 24 pays, dont, pour exemples, le Japon, l'Australie, la Nouvelle Zélande, l'Afrique du Sud, la Suisse, sans oublier l'Allemagne, où le titre demeure no 1 durant 15 semaines. Pas moins de 7 millions d'exemplaires du microsillon ont été vendus dans le monde.
Bien avant que je découvre Jacques Brel, Danyel Gérard était mon chanteur préféré (1963-1976). En 63, enregistrant un super 45 tours, l'un des quatre titres y figurant me marquera pour la vie. Résidant dans mon village natal, en Ajoie, après la classe je file chez grand-maman, qui habite à cinq cents mètres de chez moi, pour l'écouter sur son "tourne-disques" (mes parents n'en possédaient pas). Cette chanson s'appelle "Le petit bandit de Juarez" et, avec une autre de Petula Clark, intitulée "Marin", le gosse de 9 ans en est raide dingue ! Le microsillon tourne sans cesse et je ne me lasse jamais de l'écouter. Si bien que grand-maman doit me renvoyer chez moi, afin de faire mes devoirs.
Entre 1970 et 1980, j'achèterai tous les 33 tours de Gérard Daniel Kherlakian (son vrai nom). Après quoi, il enregistre beaucoup moins, mais des compilations ressortent ponctuellement. En 2016, il quitte définitivement le monde de la musique. Aujourd'hui, il vit toujours et est âgé, depuis quelques jours, de 87 ans. Toujours vêtu d'une veste à franges et d'un grand chapeau noir, j'ai eu le plaisir de le voir à l'aéroport de Genève (lieu de mon 2ème métier) à la fin des années 70. L'occasion de lui avouer à quel point il comptait pour moi. Je me souviens que ça l'avait beaucoup touché…
Avec Brel, Reggiani, Lama, et le peu connue Jean-Marie Vivier, Danyel Gérard fait partie des cinq artistes musicaux francophones qui ont le plus compté dans ma vie. Cette ballade que représente "Le petit bandit de Juarez" (gros succès en Suisse à l'époque), je l'apprécie encore comme au premier jour…
24 mars 2026 ________________________________________________



Cette chanson-là, je l'adore ! Tirée de ce qui représente pour moi le meilleur album de Danyel Gérard : "Atmosphère", sorti en 1970, premier 33 tours de sa "renaissance", dans lequel figure son tube planétaire "Butterfly". "Atmosphère 2" paraîtra l'année suivante, et il est de la même veine.
Jacques Brel - Les Timides - 1964.
À l'instar de "Amsterdam", cette chanson n'a jamais été enregistrée en studio. Elle fait partie de mes 5 ou 6 chansons préférées du Grand Jacques. Parce que le texte, magnifique, me parle. Je crois que si l'on a jamais connu la timidité maladive dont il question ici, on ne peut pas bien comprendre combien les mots ont du sens, combien ils résonnent tout au long des 3 minutes et 39 secondes que dure ce chef-d'oeuvre de l'artiste belge. Oui, cette timidité je l'ai connue dans mon enfance et mon adolescence, et même plus tard dans mes premières années de l'âge adulte. Sans savoir vraiment pourquoi, elle m'a quitté (en grande partie) lorsque je suis devenu père de famille...
Le visage rougi de Jacques Brel, colle ici parfaitement à son texte...
2 février 2026 _______________________________________________